Récolter maintenant, déchiffrer plus tard
On enregistre aujourd'hui le trafic chiffré et on attend la machine qui le cassera. Contre cette stratégie, changer de chiffrement dans dix ans ne sert à rien : ce qui est déjà enregistré est déjà perdu. La seule réponse est de chiffrer autrement dès le premier message.
Deux verrous, pas un
Chaque conversation ouvre un canal Noise XX classique en X25519 et, en parallèle, un échange ML-KEM-768. La clé finale dérive des deux. Pour lire un message il faut casser les deux : l'un tient contre les ordinateurs d'aujourd'hui, l'autre contre ceux d'après.
ML-KEM est la norme du NIST, FIPS 203, publiée en août 2024.
Le transporteur ne peut pas ouvrir
Le serveur ne détient aucune clé privée. Il tient un annuaire de clés publiques et relaie des blocs opaques : il voit de qui à qui pour acheminer, jamais le contenu. Ce n'est pas une promesse de politique de confidentialité, c'est la limite de ce que le code sait faire.
Les groupes et les appels aussi
Les salons utilisent MLS, la norme de messagerie de groupe de l'IETF : la clé change à chaque arrivée et à chaque départ. Les appels passent par un serveur que nous hébergeons nous-mêmes à Beauharnois, sans aucun service tiers sur le chemin.
Annexe technique
- Poignée de main
- Noise XX hybride, X25519 + ML-KEM-768
- Chiffrement
- ChaCha20-Poly1305, empreintes BLAKE2s
- Groupes
- MLS RFC 9420, clé renouvelée à chaque membre
- Serveur
- Annuaire de clés publiques, relais de blocs opaques
- Appels
- SFU auto-hébergé, jeton signé par votre clé de compte
- Dépendances externes
- Aucune